Kristina Stoyanova, 26 ans, est originaire de Bulgarie. A l’âge de 18 ans, elle décide de quitter son pays pour découvrir de nouveaux horizons et faire des études. Son choix se porte sur l’Université de Maastricht et plus particulièrement sur l’option « études européennes ». Elle décide ensuite de rejoindre sa sœur en Belgique où elle travaille actuellement comme lobbyiste dans une ONG active dans le secteur de la santé publique.

Kristina, en quoi consiste votre emploi de lobbyiste ?

Kristina : En tant que lobbyiste dans le secteur de la santé publique, nous essayons d’influencer l’élaboration des politiques européennes de façon à obtenir les meilleurs résultats en matière de santé publique. Concrètement, nous rencontrons les décideurs européens, nous écrivons des lettres, nous publions des articles, nous travaillons avec les médias, nous utilisons aussi les réseaux sociaux… Il existe une coalition d’organisations actives dans différents pays qui communiquent afin d’atteindre un même objectif.

Votre première expérience en tant qu’expatriée dans la ville de Maastricht était-elle difficile ?

Kristina : Je n’utiliserais pas le mot difficile. Oui, c’était différent. Je n’avais que 18 ans, je n’avais jamais voyagé, et tout était nouveau pour moi, particulièrement le système d’éducation là-bas. Mais on s’habitue vite…

Et en Belgique? Certaines formalités administratives vous ont-elles posé des difficultés ?

Kristina : Pas vraiment… C’est vrai qu’à l’époque, on devait encore obtenir un permis de travail et un permis de résidence. Mais aujourd’hui, si vous venez de l’Union européenne, les choses sont beaucoup plus faciles. Pour le logement, je suis d’abord restée chez ma sœur pendant un petit temps. Ensuite, j’ai rapidement emménagé avec mon compagnon.

Pourquoi avoir choisi Bruxelles ?

Kristina : J’ai choisi cette ville pour plusieurs raisons. D’abord, quand on a suivi l’option “études européennes”, Bruxelles, c’est “the place to be”. Et puis, ma sœur vivait déjà ici. J’étais venue lui rendre visite une fois. Je me souviens avoir marché sur la Grand-Place, au milieu de tous ces magnifiques bâtiments… Le soleil brillait et les gens, assis sur les pavés, admiraient cette splendide architecture. Et là, j’ai pensé : “oui, je m’imagine bien vivre ici”…

Aviez-vous des aprioris sur la Belgique ?

Kristina : Pas vraiment. Je connaissais ses spécialités comme la bière et le chocolat et je me disais que les gens y étaient sûrement sympas… et ils le sont !

Avez-vous trouvé facilement un emploi ?

Kristina : J’ai d’abord fait quelques stages et puis oui, j’ai trouvé facilement. J’ai répondu à une offre publiée sur un site d’annonces professionnelles et puis j’ai passé un entretien d’embauche.

Vos amis sont-ils tous des expats ou avez-vous aussi des amis belges ?

Kristina : La plupart de mes amis sont expats. J’ai quelques amis belges mais pas beaucoup. Quand on travaille dans le milieu des institutions, on est dans une sorte de bulle… Et puis,  je pense simplement que les expats et la population locale ne fréquentent pas les mêmes endroits. Il y a aussi la barrière de la langue…

Avez-vous appris le français ou le néerlandais ?

Kristina : Même si je n’en ai pas besoin au quotidien (mes amis sont expats, ma langue de travail est l’anglais…), j’essaie d’apprendre le français. Je suis des cours en ce moment mais ce n’est pas facile !

Que faites-vous pendant votre temps libre ?

Kristina : Comme tous les jeunes, j’aime sortir avec mes amis, aller au cinéma… Je m’intéresse aussi à la culture, j’essaie de visiter tous les musées de Bruxelles... J’aime également peindre et c’est d’ailleurs à Bruxelles que j’ai découvert mon peintre préféré : Magritte.

Un point fort de la Belgique ?

Kristina : Son niveau de vie. Chez moi, en Bulgarie, on est soit riche soit pauvre, il y a un très grand écart entre les deux classes. Ici, la classe moyenne est très importante. J’apprécie aussi le système de soins de santé. Vous pouvez vous faire rembourser facilement pour la plupart des soins !

Quels conseils donneriez-vous à celui qui pense venir vivre en Belgique ?

Kristina : Je lui dirais de venir !